jeudi 11 septembre 2008

Départ de Reykjavik



Nous sommes jeudi 11 septembre 2008. Le voyage s'achève. La pluie redouble, mais le petit soleil qui nous suit depuis le début fait de la résistance. Nous avons rendu notre 4X4 en bon état après 3700 Km de bons et loyaux services.

Nous décollons, retour Paris, sous un arc en ciel.

mercredi 10 septembre 2008

La péninsule de Reykjanes

Complètement à l'ouest, la péninsule de Reykjanes. Curieusement nous sommes à quelques kilomètres de Reykjavik et il n'y a rien ou quasi rien, même pas un mouton. Des champs de lave à perte de vue. Si, on a trouvé une maison, et un gars au milieu de la route qui trainait une valise au milieu de nulle part (pas de ville à moins de 25 km). Il nous a regardé avec indifférence.



On longe la côte désertique de la péninsule avec encore une ambiance fin du monde comme sur la péninsule du Snaefellsnes. La piste est noire de lave.
Nous arrivons à Krisuvik, où se trouve une zone géothermale (encore) avec source chaude, bain bouillant, marmite, et une odeur de souffre comme jamais difficilement supportable. Encore une région volcanique mais les couleurs et l'activité sont plus chaudes.











Nous longeons ensuite la côte et empruntons des pistes de terre assez terribles qui mènent aux falaises de Gabro plus à l'est. C'est assez impressionnant d'être sur un surplomb en 4X4 au-dessus de ces falaises.




Avant dernière étape, le phare de Reykjanestivi, le point le plus septentrional de la péninsule où sont censés se trouver des phoques qu'on ne verra jamais. Ce n'est peut-être plus la saison...




Enfin dernière étape avant l'hôtel : le Lagon Bleu (c'est lui qu'on voit fumer au loin), où l'eau claire pleine de silice déborde un champ de lave. On peut s'y baigner moyennant finance dans un complexe moderne avec spa et saunas. On arrive une heure avant la fermeture, il n'y a plus personne d'autant qu'il a plu à grosses gouttes toute la journée. Mais notre bonne étoile nous suit : nous rentrons dans le bassin et le ciel se dégage. L'eau est bouillante parfois. Il doit y avoir dix touristes perdus dans 4000 m2 de bassin. Un régal pour se délasser.

Dernier jour

C'est la fin de notre périple mais nous avons encore une journée à 300 Km à faire.
Nous partons de Vik au centre sur la côte sud de l'ile pour rejoindre Grindavik à l'extrême ouest de la péninsule de Reykjanes près de Reykjavik.

Les falaises basaltiques et les plages de sables noir font la renommée de Vik. On s'y balade agréablement bien que le temps soit très menaçant.











On voit des roches qui assemblées ressemblent réellement à un orgue.



Notre dernière cascade, Skogarfoss, qui vaut plus par ce qu'elle cache derrière elle -une jolie balade alpestre-, que par ce qu'elle propose en façade. On grimpe le long de la cascade et c'est parti pour une randonnée d'une petite heure.









Puis en continuant de longer la côte au sud, une petite anse nous entraîne dans une ambiance mystérieuse teintée de parfum d'Asie. On dirait des mirages mais il s'agit de montagnes sur l'eau. Oui nous sommes bien en Islande...

mardi 9 septembre 2008

La vallée de Porsmörk

Au sud du Landnamalaugar se trouve une autre mecque de la randonnée : la vallée de Porsmörk. D'ailleurs , il existe des treks qui joignent les deux endroits mais cela prend plusieurs jours. Nous on se contentera d'une randonnée de deux grosses heures.

Le beau temps nous a quitté, il fait un temps à ne pas mettre les pieds dehors. Randonner dans ces conditions est un peu masochiste... Pourtant nous y allons quand même avec tout le nécessaire, cape de pluie et doudoune.

Autre nouveauté dans notre trajet, nous abandonnons notre 4X4 pour prendre un bus 4X4 lui aussi car il faut franchir des gués avec des rivières hautes de presque un mètre.
On se cale donc confortablement dans le bus et on assiste au spectacle.



Après avoir franchi plusieurs gués tous plus impressionnants les uns que les autres, nous arrivons au milieu de la vallée. Et là miracle, les nuages s'écartent et le soleil apparaît.






Nous partons en randonnée avec une allemande qui nous demande de l'accompagner car elle est seule et craint de se perdre. On reproduit rapidement au stylo un plan des randonnées du coin du plan du conducteur de bus islandais qui a notre compagne à la bonne. Et nous voilà partis. On crève de chaud avec nos doudounes et nos capes de pluie. On grimpe, on grimpe et on arrive au sommet.
Là, un 360° nous fait découvrir les beautés cachées de la vallée. On voit à des kilomètres sous tous les axes.
















A la fin de la randonnée, où l'on passe quand même sur des arêtes vertigineuses, on bifurque vers une cascade où on se rafraichit.






Puis à la fin de la randonnée de retour au point de départ où nous attend le bus, on ne résiste pas à se plonger même sans maillot dans une source chaude (32°c) pour se délasser. Un régal.

De retour sur le parking où le bus nous dépose et où nous avions laissé la voiture, nous nous dirigeons à quelques deux cent mètres de là vers une très jolie cascade derrière laquelle on peut passer à pied.
Cette cascade qui porte le doux nom de Seljalandfoss a des couleurs absolument resplendissantes.












La cascade nous a tellement plu qu'on va voir sa copine un peu plus loin. Pas de chance, il se remet à pleuvoir. Le temps de faire l'aller-retour et on est trempés malgré les capes de pluie.

lundi 8 septembre 2008

Piste de Kjölur -2

A nouveau la piste de plus en plus rocailleuse de Kjölur pour quelques 50 kilomètres afin de retrouver le sud de l'Islande et sa civilisation.




On est un peu déçu par la piste elle-même qu'on attendait plus variée et plus belle.
Elle est pas facile à manoeuvrer (on se demande comment certains la passe en voiture de tourisme) et finalement assez uniforme sauf peut-être sur la fin où l'on longe une langue de glace qui finit dans un lac.

Kerlingarfjöll



Encore un endroit féerique au détour de la piste Kjölur, mais un détour qui se mérite. Nous devons passer encore deux gués mémorable avec beaucoup plus de courant que lors du Laki mais heureusement pas trop profonds ( 30 cm ).
Après une piste encore bien chaotique et surtout très pentue, car on grimpe beaucoup, on découvre la vallée et sa rivière (qu'on a traversée) qui s'éparpille en plusieurs bras d'eau. C'est assez impressionnant.







Au bout du sommet on découvre ensuite sur l'autre versant les collines de Kerlingafjöll. Ce sont des montagnes jaunes couvertes de névés et qui fument. Un décor assez féerique. Il n'y a qu'un problème : le vent. Rafales à plus de 100km/h. On a du mal à marcher tellement le vent est puissant. Du coup, on n'ose s'aventurer trop loin.









Un type tout seul s'amuse en bas des collines, et on se demande comment il va faire pour remonter.



On quitte les lieux hostiles pour reprendre la piste Kjölur non sans s'être aventurer un peu plus à l'est par une autre piste qui longe les bras de rivière mais les pentes sont encore plus boueuses et plus raides que pour venir jusqu'au sommet. Du coup après un petit kilomètre, on rebrousse chemin.

La piste intérieure de Kjölur - 1

C'est le grand jour : nous empruntons aujourd'hui la piste intérieure de Kjölur, qui permet de traverser le désert au centre du pays. Nous pensons que la journée sera longue et que nous ne croiserons personne.





On fait halte à la zone géothermale de Hveravellir, qui ressemble fort à ce qu'on a pu déjà voir vers Geysir ou Myvatn... mais là, nous sommes au milieu de nulle part.




Il y a même une piscine naturelle ... mais comme il fait du vent nous ne tentons pas l'aventure. Surprise : un convoi de 4x4 avec plein de gens nous a rejoint, ça casse un peu le charme. On a encore moins envie de se baigner... On se contente de contenter la campagne environnante.




Puis nous repartons vaillamment sur la piste... pas aussi bonne que ce que nous l'imaginions. On a une belle vue sur le glacier de l'Est, le Hofsjökull, mais celui de l'Ouest, le Langjökull, est complètement caché dans les nuages.





dimanche 7 septembre 2008

De Myvatn à Akureyri

Ce dimanche matin nous mettons le cap vers le nord, direction Akureyri. Mais avant, nous prolongeons le plaisir et faisons une dernière halte sur le rivage du lac Myvatn, au lieu dit Stakholstjorn. Nous approchons les "pseudos-cratères", formés par l'explosion des vapeurs prises dans la lave lors des éruptions volcaniques.




On profite aussi de la belle vue sur les cratères environnants.






Nous reprenons la route pour Akureyri et effectuons un petit arrêt à la cascade Godafoss, un peu moins impressionnante que ses consoeurs Detifoss, Gulfoss et Selfoss, mais plus jolie et charmante.





Nous traçons vers Akureyri, deuxième ville d'Islande et capitale du Nord : environ 15 000 habitants. On arrive à se perdre dans la ville tellement elle nous paraît grande (la civilisation n'a pas que du bon) et on échoue sur les hauteurs, près d'un golf et d'un parc où nous faisons une halte bien méritée pour déjeuner. Conclusion : certains Islandais jouent encore plus mal au golf que nous...




Nous prenons un chocolat très roboratif au célèbre Café Paris, et nous reprenons la route pour Varmahlid, en faisant avant un petit crochet à Glaumbaer pour jeter un coup d'oeil à ce qui peut être considéré comme l'image d'Epinal du coin : les constructions en chaume traditionnelles.